Roberto Perazzone et Étienne-Irénée Brun

Experts
Tableaux - Dessins - Sculptures
Moderne et Contemporain

Vente le 4 octobre 2019, étude DEBURAUX-DUPLESSIS, Hôtel Drouot, salle 5

Emile FRIANT (1863-1932)

L’ébauche, 1885

Huile sur panneau signé et daté en bas à gauche.

Au dos porte une étiquette manuscrite : « Portrait par Friant de Ch. de Meixmoron et de Madame Meixmoron, A Geneviève.

Sur le devant du cadre porte un numéro 1021.

55 x 45 cm

Provenance :

- Descendance de Charles Meixmoron de Dombasle Bibliographie :

- « Emile Friant, le dernier naturaliste ? » Ville de Nancy, 2016, reproduit et décrit en page 186.

- « Friant » Henri Claude, Serge Domini Editeur, 2005, reproduit et décrit en pages 48-49

- « Le livre d’or du Salon de peinture et de sculpture, 1885 » Georges Lafenestre, décrit dans la section « peinture

– médailles de deuxième classe », reproduit par une gravure. Exposition : - Salon des Beaux -Arts, Paris, 1885, N° 1021.

Au Salon des Artistes Français en mai juin 1885, les deux tableaux que Friant présente sont très admirés : l’un un grand portrait en pied de Madame de Meixmoron de Dombasle ; l’autre intitulé L’Ebauche reprend fort joliment certaines mises en scène antérieures : comme dans Un peu de repos le peintre Charles de Meixmoron de Dombasle est absorbé par son travail mais, cette fois, c’est son charmant modèle, qui figuré dans une sorte de jeu de miroir, en apprécie le résultat. André Michel qui rend compte, cette fois, du Salon de 1885 dans la Gazette des Beaux-Arts, loue sans réserve « le dessin précis et à la fois enveloppé, avec des souplesses et des caresses délicieuses, la couleur discrète et savante avec des raffinements de bon aloi… l’éloquence discrète et pénétrante de la lumière ». Quant à Paul Mants, dans Le Temps, in conclut son article par un jugement définitif : « M. Friant n’a pas seulement le goût : il a l’accent moderne ». « Friant » Henri Claude, Serge Domini Editeur, 2005

_________________________________________________________________________________________________________

Auguste RODIN (1840-1917)

Le baiser (esquisse pour le piédroit de droite de la Porte de l’Enfer)

Bas-relief en plâtre signé A. Rodin en haut à droite.

Conçu circa 1885, cette version réduite circa 1902-1903, cette épreuve exécutée entre 1903 et 1917

11,20 x 5,30 cm

Provenance :

- Charles Masson, conservateur du Musée du Luxembourg, probablement un don de l’artiste entre 1903 et 1917

- Actuel propriétaire par descendance

Cette oeuvre sera incluse dans les archives du Comité Auguste Rodin en vue de la publication du Catalogue Critique de l’OEuvre Sculpté d’Auguste Rodin actuellement en préparation à la galerie Brame & Lorenceau sous la direction de Jérôme Le Blay sous le numéro 2018-5770B.

Bibliographie :

- « Le baiser » Antoinette Lenormand-Romain, RMN, 1995, deux plâtres, « le baiser, esquisse pour le piédroit de droite de la Porte de l’Enfer » sont reproduits page 66 :n° 8. Réf. M.R S 4041, donation au musée Rodin en 1916 ; H : 11,4 ; L 5,7 ; P 1,7 cm (avec bras gauche de l‘homme manquant) n° 9. Réf. M.R S 4038, donation au musée Rodin en 1916 ; H : 11,1 ; L 7,1 ; P 1,5 cm (avec bras gauche de l‘homme positionné en dessous du coude de la femme)

_________________________________________________________________________________________________________ Charles de MEIXMORON de DOMBASLE fut un important industriel lorrain et l’une des figures de l’école de Nancy à la fin du XIXème. Elève de Louis Leborne, peintre de paysage et prix de Rome. Sa facture évolua sensiblement après sa rencontre avec Claude Monet, en 1873, à qui il acheta dix tableaux. Il resta fidèle à l’impressionnisme et par l’intermédiaire de son ami bourguignon Jeanniot, MEIXMORON rencontra en 1890, Degas. Il exposa dans les salons parisiens et reçu une mention honorable lors de l’Exposition Universelle de 1900. Il participa à la vie artistique locale, à parti de 1860, exception faite pour de la période 1882-1886, aux expositions organisées par la Société Lorraine des Amis des Arts.

Charles de MEIXMORON de DOMBASLE (1839-1912) attribué à

Bords de rivière, Diènay (Côte d’Or), 1898

Gouache sur carton situé et daté en bas à droite.

Au dos : étude de ville en hiver la nuit, gouache sur carton. (déchirures)

30,5 x 22 cm à vue _________________________________________________________________________________________________________ Charles de MEIXMORON de DOMBASLE (1839-1912)

Route le long d’un lac de montagne, 1871, Le Bouveret

Huile sur papier doublé sur carton signé et daté en bas à

gauche, situé en haut à gauche.

24 x 31,5 cm _________________________________________________________________________________________________________ Charles de MEIXMORON de DOMBASLE (1839-1912)

Lac de montagne aux voiliers, Villeneuve, 1875

Huile sur carton signé, daté en bas à gauche

situé en haut à droite.

24 x 32 cm _________________________________________________________________________________________________________ Charles de MEIXMORON de DOMBASLE (1839-1912)

Elégante assise dans un parc avec sculpture, lisant

Huile sur carton signé en bas à gauche.

17,5 x 25 cm _________________________________________________________________________________________________________

Charles de MEIXMORON de DOMBASLE (1839-1912)

Matin sur le lac de Gérardmer

Huile sur toile signée en bas à gauche.

43 x 73 cm _________________________________________________________________________________________________________ Charles de MEIXMORON de DOMBASLE (1839-1912)

Fillette (Geneviève de Meixmoron) au bord d’un étang, vers 1882

Huile sur toile signée en bas à droite, contresigné

et titré sur le châssis.

54 x 65 cm

_________________________________________________________________________________________________________

Maxime MAUFRA (1861-1918)

La plage du Havre, marée basse, le matin, 1905

Huile sur toile signée et datée en bas à gauche, titré au dos sur une étiquette manuscrite.

48,5 x 72 cm.

_________________________________________________________________________________________________________

taintedsong.com taintedsong.com taintedsong.com

Vente le 8 octobre 2019, étude FERRI, Hôtel Drouot

Romare Bearden
(1911 – 1988)

Né en 1911 en Caroline du Sud dans une famille aisée, Romare Bearden a grandi à Harlem et a côtoyé, grâce à sa mère journaliste, d’importantes personnes du monde artistique et politique : de Duke Ellington, à Eleanor Roosevelt en passant par Federico Garcia Lorca.

Dès 1940, Bearden prépare sa première exposition personnelle, ses peintures mettent en scène la vie des noirs sud-américains.
En 1945, il expose une série d’aquarelles et de peintures à l’huile d’inspiration cubiste, intitulée la Passion du Christ.
En 1950, la GI Bill (loi sur les bourses pour les anciens combattants) accorde à Bearden un séjour de neuf mois pour étudier à Paris, à la Sorbonne. Ce sera l’occasion de rencontrer et de se lier avec Picasso, Brancusi, Hans Reichel, Hélion, Lam,…
A partir de 1954, il se lancera dans la peinture abstraite.
Dans les années 1960, sa technique de prédilection est le collage.
A sa mort, le New-York Times, reconnait en lui « l’auteur des collages les plus importants de la nation ».
Coloriste envié, technicien reconnu, il laisse une œuvre érudite, témoignage précieux de son époque et de sa condition revendiquée d’homme noir. Son combat et ses recherches sont aujourd’hui repris par la fondation qu’il a créée avec son épouse au profit de l’éducation des étudiants en art.

Romare Howard BEARDEN (1911-1988)
Saturday evening, 1975
Collage et traits de crayon, signé à gauche en bordure au milieu, titré,
contresigné et daté au dos.
20 x 25 cm

Provenance :
- Fritz Salomon
- Collection particulière


_____________________________________________________________________________________________________

Romare Howard BEARDEN (1911-1988)
Cavalier
Aquarelle gouachée et encre sur traits de crayon, signé en bas à gauche.
Traces d’humidité principalement à droite. Taches.
61 x 44,5 cm à vue


Provenance :
- Fritz Salomon
- Collection particulière

_____________________________________________________________________________________________________

taintedsong.com taintedsong.com taintedsong.com

Vente le 20 octobre 2019, étude Bougerolles, Joigny

Hendrik Jan WOLTER (1873-1952)
Mâts (voiliers amarrés dans une crique) et voiliers et vapeurs au port, en hiver
Huile sur toile libre double face signée en bas à droite sur une des faces.
Eclats et manques
200 x 210 cm circa

Bibliographie :
La peinture « Mâts (voiliers amarrés dans une crique) » est à rapprocher des œuvres :
- Compositie « Masten » huile sur toile, 130 x 140 cm, collection particulière ;
- Buitenstudie voor de compositie « Masten », huile sur toile, 80 x 85 cm, collection Singer Museum, Laren ;
reproduites dans le livre : « Hendrik Jan WOLTER, schilder van licht en kleur » Klaas de Poel, Waanders Uitgevers, 1992, reproduites et décrites en pages 58 et 59

taintedsong.com taintedsong.com taintedsong.com