Contact pour renseignements complémentaires :Cabinet d’expertise Perazzone & Brun

Jean-Léon GEROME (1824-1904)
Le mur de Salomon avec un seul personnage priant assis.
Huile sur toile.
23,5 x 32 cm

Gérôme visita Jérusalem en 1868.
Le mur de Salomon a été plusieurs fois traité dans l’œuvre de Gérôme, sous différents angles.
L’œuvre que nous présentons ici est plus une étude du mur, que l’on voit sur trois cotés, qui permet de restituer le coté solennel du temple de Salomon.
Dans la photographie de Félix Bonfils, le Mur des Lamentations à Jérusalem, vers 1865-70, épreuve sur papier albuminé, 29 x 23,4 cm, BNF, on voit deux éléments du mur, la partie gauche et centrale de notre étude.
L’échelle en est donnée grâce au personnage assis au premier plan sur la gauche et le ciel qui le délimite dans l’espace.
Les différents éléments de végétation présents sur le mur sont repris dans l’œuvre n° 258 du catalogue raisonné mais les proportions des pierres ne semblent pas tout à fait les mêmes : dans l’œuvre la plus aboutie les pierres semblent plus hautes et la hauteur du mur est donnée par les personnages en train de prier ou la figure au premier plan.
Œuvres en rapport :
Le mur de Salomon, 1876, huile sur toile, 93 x 72 cm (Jean-Léon Gérôme, Gérald Ackerman, ACR Editions, 1986, n°258) représente le mur en présence de plusieurs juifs priant.
Une autre œuvre de 1880, se trouvant à l’Israël Museum de Jérusalem, 72,4 x 59,7 cm (Jean-Léon Gérôme, Gérald Ackerman, ACR Editions, 1986, n°283) représente une partie du mur avec un seul personnage avec chapeau priant.
———————————————————————————-
Jean-Léon GEROME (1824-1904)
Vue du Caire
Huile sur toile.
22,8 x 30,8 cm
La vue du Caire semble être une étude pour le tableau : « le général Bonaparte au Caire ».
La ville est moins détaillée que dans l’œuvre finale mais plus fouillée que dans l’esquisse représentant « Napoléon à cheval regardant la ville du Caire ».
On y retrouve la colline sur la droite sur laquelle Bonaparte contemple le Caire et la ville en contrebas dont on aperçoit les toits et des minarets.
Gérôme réalisa plusieurs portraits du général pendant la campagne d’Egypte, il est vrai qu’en 1869, on fêterait le centenaire de la naissance de Napoléon Bonaparte. Il se servit des croquis et études du Caire qu’il avait réalisés lors de son premier séjour en Egypte en 1856.
Œuvres en rapport :
Le général Bonaparte au Caire, 1867-68, toile 92,7 x 137 cm (Jean-Léon Gérôme, Gérald Ackerman, ACR Editions, 1986, n°173 et 173 B, toile 57,5 x 91,5 cm)
———————————————————————————-
Jean-Léon GEROME (1824-1904)
Souks
Huile sur toile.
22,8 x 31 cm
Il semblerait que cette esquisse soit un souvenir des souks, le sujet ne semble pas avoir été repris par l’artiste dans une composition plus approfondie.
Il s’agit vraisemblablement de l’échoppe d’un marchand vu l’amoncellement de tonneaux et jarres.
Gérôme, après avoir suivi l’enseignement de Paul Delaroche et avoir effectué un voyage à Rome, suit l’enseignement de Charles Gleyre, pendant trois mois. Ce dernier avait passé dans sa jeunesse plusieurs années en Turquie, Egypte et Terre Sainte.
Il se rendra sur place une première fois en Egypte, en1857, accompagné d’Auguste Bartholdi qui avait emporté son matériel photographique.
La photographie a aidé l’artiste pour retrouver des paysages, des villes…mais ne pouvait remplacer les études faites sur place.
Gérôme enrichit sa réserve de dessins par d’autres visites en Egypte en 1862, 1868, 1869, 1871, 1874 et 1880. Frédéric Masson qui l’accompagna au moins une fois, se rappelait que Gérôme travaillait tous les soirs sur le bateau faisant des esquisses et peignant jusqu’à la nuit. Les nouvelles études faites au cours de ces voyages allaient rejoindre les précédentes, et il est difficile de rattacher de telle peinture à un voyage particulier : Gérôme puisa toute sa vie dans cette réserve. On peut cependant constater, grâce à quelques dessins datés, que son intérêt pour les ruines de l’Egypte antique céda peu à peu à un goût pour la vie égyptienne contemporaine.