Roberto Perazzone et Étienne-Irénée Brun

Experts
Tableaux - Dessins - Sculptures
Moderne et Contemporain

Vente le 16 février, Hôtel des ventes de Mayenne. Me Pascal Blouet

Catalogue: catalogue


Théo VAN RYSSELBERGHE (1862-1926)
Etang à Mariemont, circa 1924
Huile sur toile dédicacée : « à Violette Hoffet, bien amicalement », datée 1925
et monogrammée en bas à droite. Titrée au dos sur une étiquette.
Petite restauration en haut à gauche.
55,5 x 38 cm

Provenance :
- Violette Hoffet, nièce de Suzanne Schlumberger.
- Succession Violette Hoffet

Violette HOFFFET est la nièce de Suzanne (née WEYHER) SCHLUMBERGER (1878-1924), femme de Jean SCHLUMBERGER (1877-1968), éditeur et écrivain français. Ces écrits verront le jour en 1991 sous le titre Anniversaire. Il est le fondateur de La Nouvelle Revue française (NRF) en 1908 en compagnie notamment d’André Gide de Jacques Copeau et André Ruyters. À ce titre, il est également célèbre pour avoir refusé le manuscrit d’un certain Marcel Proust : À la recherche du temps perdu. Au cours de sa carrière il reçoit le Grand prix de littérature de l’Académie française (1942), le Grand Prix national des Lettres (1955), et est le cofondateur en 1968 de l’Association des Amis d’André Gide (AAAG). et Journalist, Novelist.

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Théo VAN RYSSELBERGHE (1862-1926)
La sieste, 1924
Huile sur papier marouflé sur panneau daté et monogrammé en bas à droite.
38 x 50 cm

Provenance :
- Violette Hoffet, nièce de Suzanne Schlumberger.
- Succession Violette Hoffet

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Vente le 17 février, Guillaume Le Floc’h. Saint Cloud

Catalogue: catalogue

Léonard Tsuguharu FOUJITA (1886-1968)
Jardin du Luxembourg, circa 1917
Huile sur toile signée en bas à droite et signé en japonais : « Foujita » et située : « Paris ».
Au dos porte des étiquettes manuscrites « II, Foujita, Luxembourg »
et sur le devant du cadre porte une étiquette avec un numéro 25.
33 x 41 cm

Provenance :
- Paris : vente Ader-Picard-Tajan, Drouot rive gauche, 13 décembre 1976, n° 103

Un certificat de Madame Sylvie Buisson sera remis à l’acquéreur.
L’œuvre sera reproduite au catalogue général raisonné de l’œuvre sous le numéro D17. 173. H

©photo musée d’Orsay / rmn
Le bronze que l’on voit à droite est la « harde de cerfs écoutant le rapproché », vers 1885, du sculpteur Arthur LE DUC (1848-1918)

Le doux éclairage et la pureté des formes décrites à l’essentiel dans cette vue profonde du Jardin du Luxembourg n’est pas sans rappeler le Douanier Rousseau alors idolâtré par les jeunes artistes de Montparnasse. Foujita, en particulier, le découvrait chez Picasso en 1913 ; il en demeura imprégné longtemps. Lorsqu’il se réfugie dans les coins sombres de Paris durant les terribles années de la Grande guerre, c’est pour s’imprégner de l’atmosphère et des moeurs particulières de la ville dont il est tombé follement amoureux.
Dans la revue Oui du 2 mars 1918, le critique Pascal Fortuny apprécie particulièrement la trentaine de paysages de Paris que Foujita expose chez Dewambez, rue La Boétie.
« Il ajoute au motif une touche sensible, émue, qui volontairement privée d’éclat n’en reste pas moins très expressive de lumière. c’est là son grand mérite de peintre. », peut-on lire.
La rue est une école à ciel ouvert où Foujita traîne ses guêtres à la recherche de la gloire et de lui-même, méditant sur son sort jusque dans les allées du Luxembourg où le rejoignait sans doute ses amis Picasso, Modigliani, Derain, Soutine, Kisling, Pascin, et bien d’autres.

Sylvie Buisson, auteur du Catalogue général raisonné de Foujita, expert de l’artiste

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Francis PICABIA (1879-1953)
Lever du soleil, bords du Loing 1905
Huile sur toile signée et datée en bas à droite.
Rentoilage.
66 x 81 cm

Provenance :
- Collection Witvoët, Saint Cloud.
- Palais d’Orsay, Paris, 13 décembre 1977, n° 160, reproduit.
- Collection Mr Wierner.

Exposition :
- Galerie Haussmann, Paris, 1905, n° 25.
- Galerie Haussmann, Paris, 1907, n° 54.

Bibliographie :
- « Francis Picabia, catalogue raisonné, volume I, 1988-1914 » Camfield, Calté, Clements, Pierre, Mercatorfonds, 2014, reproduit et décrit page 222, n° 192

1903
Il est douteux que Picabia ait jamais connu ou fréquenté Pissarro – dont il fit cependant un portrait l’année de sa mort – mais il est sûr que celui-ci et Sisley devinrent, vers 1902, ses maîtres.
Tous deux l’incitèrent à enrichir sa palette de nouvelles couleurs, à abandonner la touche appliquée au profit d’une touche plus souple. Cependant, il devait encore lui en coûter beaucoup, énormément de renoncer, à la composition rigoureuse, au jeu savant de verticales et d’horizontales dépendant d’un point de fuite unique : de parvenir à exprimer, au lieu de se limiter au jeu technique de la lumière et de la couleur, l’émotion que suscite le mystère de la nature à partir de l’anecdote, en mettant en œuvre des effets scénographiques. Nulle toile n’est plus caractéristique à cet égard que les Bords du Loing à Moret, à laquelle l’artiste a d’évidence apporté un soin particulier, et tout à fait représentative de la tendance à concevoir le tableau comme une scénographie. …
1904
On constate que 1904 fut l’année du tournant décisif vers l’impressionnisme, et qu’elle fut par ailleurs marquée par une intense activité, puisqu’il expose à trois salons : le Salon des artistes français, le Salon d’automne et le 1er Salon de la gravure en couleurs, ce dernier inauguré par son président Jean-François Raffaelli. Picabia figure également dans une curieuse exposition collective organisée par la jeune Berthe Weill, toujours à l’affût des nouveaux talents…
Qui poussa Picabia à choisir de préférence le paysage ? Ce ne put être Fernand-Anne Piestre, dit Cormon, peintre d’histoire et portraitiste, ni Jacques-Albert-Charles Wallet, peintre d’histoire s’il en fût. Peut-être Félix-François Ziem, admiré par Van Gogh, ami de son oncle Maurice Davanne, qui peignait, entre deux voyages dans les contrées exotiques, à la manière de l’Ecole de Barbizon et qui, au faîte de sa gloire vivait justement à Montmartre, non loin de l’atelier du jeune peintre ?….
1905
Signa-t-il dès 1905 un contrat avec Danthon, directeur de la galerie Haussmann pour y exposer tous les deux ans selon l’usage ? …
Toujours est-il que Picabia entra par la grande porte dans le monde de l’art parisien en exposant à la célèbre Galerie Haussmann soixante et une toiles très soignées, très bien construites ; il fut accueilli avec ferveur par la critique, quasi unanime à saluer l’avènement d’une nouvel artiste doué. Louis Vauxcelles qui devait donner son nom au fauvisme, écrivit le jour même du vernissage : “Enfin, ce que j’aime aussi louer chez ce jeune impressionniste, c’est la sûreté du dessin, la solidité de la construction, mérites dédaignés de maintes virtuoses, mais que les véritables maîtres – qui savent le dessin, syntaxe essentielle, n’ont jamais négligée.”
1907
De toutes les expositions « impressionnistes » de Picabia, la plus complète, la plus applaudie et la plus brillante fut à coup sûr celle de la Galerie Haussmann en 1907 : soixante-seize œuvres, toutes reproduites dans le magnifique catalogue sur papier glacé préfacé par Roger-Miliès.

Salons :
- Salon des Artistes indépendants, Paris, 20 mars-5 avril 1903 (expose 8 œuvres)
- Salon des artistes français, Paris mai 1903 (expose 1 œuvre)
- Salon d’Automne, Petit Palais, 31 octobre-6 décembre 1903 (expose 3 œuvres)
- Salon des artistes français, Paris mai 1904 (expose 1 œuvre)
- IIème Salon d’Automne, Petit Palais, 15 octobre-15 novembre 1904 (expose 3 œuvres)
- Cercle artistique et littéraire, 7, rue Volney, (expose 4 œuvres)
- Exposition collective à la galerie Berthe Weill, 25, rue Victor Massé, 24 octobre-20 novembre 1904 (expose 3 œuvres)
- Exposition à la galerie Haussmann, 10-25 février 1905 (expose 61 œuvres dont le n°25, Lever de soleil, bords du Loing)
- Exposition à la galerie Haussmann, 1er-15 février 1907 (expose 76 œuvres dont le n°54, Lever de soleil. Bords du Loing, reproduit au catalogue)
« Picabia » Maria-Luisa Borras, Editions Albin Michel, Paris, 1985.
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Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919)
Paysage du midi vers 1910
Huile sur toile portant le cachet de la signature en bas à droite.
Rentoilage.
29 x 44 cm

Bibliographie :
- « Tableaux, pastels et dessins de Pierre-Auguste Renoir » Ambroise Vollard, Paris, 1918, tome II, p. 41, en bas à gauche.
- « Renoir, catalogue raisonné des tableaux, pastels, dessins et aquarelles, tome IV » Guy-Patrice et Michel Dauberville, Editions Bernheim Jeune, 2012, reproduit et décrit en page 141, n° 2916.

Après avoir été en apprentissage chez un peintre porcelainier, et fréquenté l’atelier de Charles Gleyre, Renoir rentre à l’école des Beaux-Arts en 1862.
Il sera reçu au Salon de 1864.
En 1872, il vend ses deux premiers tableaux au marchand Paul Durand-Ruel.
Présence à la première exposition impressionniste en 1874.

Autour de 1875, il s’est constitué un cercle de relations parmi les amateurs d’art riches et élégants, en grande partie grâce à ses rapports avec l’éditeur Charpentier et à sa femme. Puis le marchand Durand-Ruel commença à lui acheter régulièrement des œuvres et lui organisera une exposition en 1892 (110 œuvres).
La galerie permettra à Renoir d’avoir des collectionneurs internationaux : américains, canadiens, allemands, russes…

En 1892, Renoir fait son entrée dans les collections nationales françaises, le musée du Luxembourg, acquiert les jeunes filles au piano, grâce à Mallarmé et Roger Marx.

Après plusieurs séjours hivernaux dans le midi de la France, Renoir s’installe définitivement, pour des raisons de santé, à Cagnes sur Mer, en achetant la propriété des Collettes en 1907.

Renoir était intransigeant sur un point : il peignait pour le plaisir. Il disait à Albert André : « la peinture est faite, n’est-ce pas, pour décorer les murs. Il faut donc qu’elle soit le plus riche possible. Pour moi, un tableau, puisque nous sommes forcés de faire des tableaux de chevalet, doit être une chose aimable, joyeuse et jolie, oui jolie ! ».
Catalogue de l’exposition Renoir, galeries nationales du Grand Palais, 1985.

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Maurice de VLAMINCK (1876-1958)
Rue de village sous la neige, 1928
Huile sur toile signée en bas à gauche.
Petites craquelures
36 x 44 cm

Certificat de l’artiste au dos d’une photographie.

« Je regarde toujours les choses avec mes yeux d’enfant. J’ai aujourd’hui quarante-cinq ans et mes plus beaux enthousiasmes ont les mêmes origines que ceux de mon enfance : un sentier dans la forêt, la route, la physionomie des routes, un bord de rivière avec son eau profonde, un reflet de maison, un profil de bateau, une maison au bord d’un chemin, un ciel avec des nuages noirs, un ciel avec des nuages roses ». M. de Vlaminck.
« Vlaminck, sa vie et son message », Marcel Sauvage, Pierre Cailler 2diteur, Genève, 1956.
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Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919)
Paysage aux arbres
Huile sur toile portant le cachet du monogramme en bas à gauche.
Rentoilage, petit éclat.
29 x 18 cm

Bibliographie :
- « Tableaux, pastels et dessins de Pierre-Auguste Renoir » Ambroise Vollard, Paris, 1918, tome II, p. 86, en haut au milieu.

Provenance :
- Paris, vente Etienne Libert, Drouot rive gauche, 14 décembre 1976, n° 92
- Paris, vente Palais Galliera,23 mai 1973, n°65

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Auguste RODIN (1840-1917)
Petite tête de l’homme au nez cassé (esquisse pour la Porte de l’Enfer, circa 1889)
Bronze patiné portant : A. RODIN, à droite sur le cou.
En bas à gauche : Alexis Rudier fondeur, Paris.
Socle en marbre (petits accidents)
Hauteur : 12,7 cm

Bibliographie :
- « Rodin et le bronze, catalogue des œuvres conservées au musée Rodin » d’Antoinette Lenormand-Romain, tome 2, œuvres en rapport, page 416.

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Albert LEBOURG (1849 -1928)
Le canal St Martin en hiver 1895.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite, située au dos sur le châssis, au crayon noir.
Porte des numéros : « 3282 » ; « 547 » ; « 1402 » (restauration).
40 x 65 cm

Bibliographie :
« Albert Lebourg » Léonce Bénédite, Paris, 1923, éd. des galeries Georges Petit, pourrait correspondre au N° 717 page 332.»

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Théophile-Alexandre STEINLEN(1859 - 923)
Danseuse écossaise dans une rue de Londres.
Crayons de couleur et encre de Chine sur papier signée en bas à droite
(papier insolé, petites taches, petits trous aux coins).
Dim. à vue : 35,5 x 30,5 cm

Bibliographie :
- Revue « Gil Blas », n° 10 du 10 mars 1895
- « Illustre une nouvelle Passé le Détroit » de Gabriel Mouret

Nous remercions Madame Claude Orset et Madame Elisabeth Maréchaux Laurentin de nous avoir confirmé l’authenticité de l’œuvre.
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Vente le 27 février, Muizon - Rieunier. Drouot

Paul SIGNAC (1863-1935)
Le port de la Rochelle, 1916
Aquarelle sur traits de crayon située en bas à gauche, datée et signée en bas à droite.
29 x 21 cm

Un certificat de Madame Ferretti sera remis à l’acquéreur.

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