
Huile sur toile signée en bas à droite, contresignée sur le châssis, titrée et datée Rugby 1917 au dos et un numéro 132 dans un coeur.
54 x 65,5 cm.
Certificat de Mme Bermann Martin.
Provenance :
Atelier de l’artiste.
Galerie Galanis, Paris.
Galerie Fleury, Paris.
D’abord pratiqué par des résidents anglais (d’où la création au Havre de la première équipe en 1872, Le Havre Athletic Club Rugby), le jeu gagne ensuite les parcs parisiens où les lycéens imitent les jeunes Britanniques et leurs jeux de ballon (fin des années 1870) . Après une première phase parisienne, le rugby a gagné l’Aquitaine. A partir de 1916, c’est à Bordeaux, premier foyer rugbystique des rives de la Garonne, qu’André Lhote peint une première série d’oeuvres sur le sport, où la balle ovale figure en bonne place. L’évolution de Lhote au sein du mouvement cubiste lui permet une composition géométrique des corps enchevêtrés. Ils prennent leur élan pour « décrocher le ballon-soleil » suspendu en l’air. L’artiste a abandonné le cubisme analytique développé un temps par ses maîtres, pour se rapprocher du cubisme représentatif. Après la violence et l’horreur de l’épisode guerrier, il rend hommage à une jeunesse joueuse et vivante qui s’adonne au sport, phénomène en plein essor. Succédant à Paris, Bordeaux devient le centre de gravité de « l’ovalie ». Le Sporting Bordeaux Université Club enchaîne les titres nationaux à la Belle Epoque. Puis elle gagne l’ensemble du bassin garonnais, comme l’atteste le titre conquis par le Stade toulousain en 1914, et se répand pratiquement dans toute l’Occitanie. Le jeu remonte ensuite la vallée du Rhône et d’autre part débouche en Auvergne et en Limousin. Bernard COLOMB, « La Diffusion du sport moderne », Histoire par l’image.