Roberto Perazzone et Étienne-Irénée Brun

Experts
Tableaux - Dessins - Sculptures
Moderne et Contemporain

Vente le 30 juin, Maître Matthieu Semont, Philocale, St-Jean-de-la-Ruelle

Catalogue: catalogue

Gaston CHAISSAC (1910-1964)
Recto : Portrait aux empreintes d’épluchures de courges, 1947
Gouache sur carton signé en bas à droite.

Verso : Bouquet, 1944-45
Gouache sur carton signé en bas à droite.
63 x 49 cm

Bibliographie :
- « Gaston Chaissac, 1910-1964 » Claude Allemand-Cosneau, exposition Nantes, Musée des Beaux-Arts (11 juin-27 septembre 1998) ; Montpellier, Pavillon du Musée Fabre (18 octobre-3 janvier 1999) ; Charleroi, Palais des Beaux-Arts (22 janvier-28 mars 1999), reproduit en couleurs sous les numéros 72-73, pages 211-212 et décrit page 348.

Provenance
- Acheté à Melle Marot ;
- Galerie Michel Columb 18 rue Lafayette à Nantes en Décembre 1964 ;
- Collection particulière.

L’homme qui obéit aux épluchures
Chaissac, « dit l’Hippobosca » est alors devenu « l’homme qui obéit aux épluchures ». « J’ai mis à cuire une courge après l’avoir épluchée et, en allant jeter les épluchures, l’idée m’est venue de m’en servir pour construire un bonhomme qui a les mains les plus extraordinaires que j’ai encore faites. Et comme c’est des épluchures de moi, il est bien, bien de moi, sans rien d’étranger. (….) Les ordures sont des éléments picturaux de premier ordre… » Des coquilles d’huître, du verre brisé, des papiers déchirés, des épluchures de pommes de terre ou de courges, des pelures d’oignons, des cassures de vaisselle disposés de certaines façons deviennent par assemblage le dessin de fleurs ou de portraits. Cette idée lui est venue à point pour se renouveler, et il considère que ses « tableaux d’empreintes d’épluchures de courges se rapprochent de Dubuffet et ont aussi un soupçon de (ceux) de Picasso. Ca fait une sorte d’alliage, ayant obtenu un « métal nouveau », comme le chrome est fait de cuivre et d’étain ».
Mais il n’est pas toujours compris et s’insurge : « J’ai parlé d’épluchures de courges. Et voilà qu’on parle d’oranges. Ca laisse supposer que les sales capitalistes me permettent d’en avoir, qu’ils m’ensevelissent sous une montagne d’oranges. » Aussi, lorsqu’il expose à Nantes au printemps 1949, il n’hésite pas à préciser pour le cartel de l’œuvre : « L’exposant, Chaissac Gaston, demeurant Boulogne par les Essarts : empreintes d’épluchures de courges assemblées pour figurer un portrait (gouache) » (cat.72 référence à la gouache: Portrait aux empreintes d’épluchures de courges, 1947). Cette œuvre saisissante par la force synthétique de la composition, renvoie aussi aux masques africains et à leur puissance évocatrice ».
Claude Allemand-Cosneau : Gaston Chaissac, autobiographie artistique in « Gaston Chaissac, 1910-1964 » Claude Allemand-Cosneau, exposition Nantes, Musée des Beaux-Arts (11 juin-27 septembre 1998) ; Montpellier, Pavillon du Musée Fabre (18 octobre-3 janvier 1999) ; Charleroi, Palais des Beaux-Arts (22 janvier-28 mars 1999)

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